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 Larcin non loin de l'Agora...

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Phaedra

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Nombre de messages : 6
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Date d'inscription : 30/06/2007

MessageSujet: Larcin non loin de l'Agora...   Ven 6 Juil - 16:14

[Voilà voilà !... Je ne savais pas trop où poster, mais comme l'Agora est, disons, l'endroit le plus proche des derniers événements... Wink ]



Les Dionysies approchaient à présent à grands pas, et on pouvait être certain (et certaine !) que chaque athénien, fût-il riche, pauvre, vieux ou jeune, se préparait avec le plus grand sérieux, une impatience palpable et une excitation suprême ces festivités annuelles qui ne laisseraient pas de rompre la monotonie du quotidien, et de pimenter leur existence ; tant d’événements sortant de l’ordinaire avaient été prévus !

C’était ce dont était en train de s’informer avec une certaine avidité et une curiosité sans bornes Phaedra, qui bombardait littéralement de questions son amie Selena. Mollement avachies sur de grands coussins qui jonchaient le sol de pierre de l’andrôn, ou autrement dit, la salle de réception. Normalement, c’était la seule pièce où les hommes étrangers pouvaient aller, mais bien entendu, cette distinction n’avait pas lieu dans la maison close de Kyrène… Les filles qui avaient le plus de succès donnaient pratiquement tout leurs gains à la maquerelle, qui répartissait ensuite l’argent entre ses « pensionnaires » et à l’entretien de la maison ; aucun esclave, aucun employé chargé des tâches ménagères, puisque les femmes le faisaient, ce qui étaient assez profitable pour Kyrène. La vieille femme employait donc la majorité de ses revenus à améliorer le confort de la maison, surtout celui de la réception, pièce fort opulente, et qui témoignait de sa prospérité. Car il ne fallait pas oublier que c’était là que les « visiteurs » mesuraient la richesse d’une maison, et le bordel Kyrène n’y faisait pas exception.

Mais il serait davantage intéressant de rapporter la conversation des deux jeunes filles en effervescence à la perspective des Dionysies. Selena avait été renseignée par Adonia, renseignée elle-même par Hali, qui tenait ses confidences de Milo, le marchand de vin de Sicile, qui l’avait ensuite assommée de ses plaintes à propos de l’incendie qui avait ravagé le vignoble sicilien pour son plus grand malheur.


« - Et donc, tu dis que nombre de musiciens s’empresseront pour ce concours ? demanda Phaedra avec une mine songeuse.

- Oui, c’est cela ! Et devines-en la récompense ! Une bourse de pièces d’or ! s’extasia Selena.

- Autant dire que ce petit pactole risque d’attirer nombre de concurrents. Et tu n’avais pas également fait allusion à un autre concours, à la palestre, avec ce même prix à la clef ? poursuivit la jeune fille, avec dans le regard une lueur calculatrice.

- C’est ça, » confirma son amie sans vraiment s’en apercevoir.

Phaedra prit le temps d’avaler quelques gorgées d’eau citronnée, et de se laisser tomber au milieu des coussins avec un soupir de délice. Quelle fin de journée… La baie laissait entrer une petite brise, qui les rafraîchissait agréablement, l’atmosphère étant particulièrement lourde. De plus, la soie des coussins était si froide, que la peau douce de Phaedra trouvait ordinairement le contact délectable, et n’aurait pas hésité à se vautrer dans ses montagnes de poufs de toutes les couleurs si elle en avait eu le loisir ! Malheureusement, le métier faisait qu’elle jouissait que très rarement de tels moments de tranquillité, et elle en profitait donc avec joie. La plupart de ses clients, dont certains exerçaient des charges très hautes et honorables, étaient trop occupés pour la visiter, ce dont elle leur en était silencieusement reconnaissante. L’adolescente s’étira comme un petit chat à qui elle ressemblait fort, et lança, dans un murmure d’où on percevait sa malice :


« - Ah, mon amie… Profitons donc de ces moments de paix, car bientôt, Athènes sera envahie de flûtistes et de harpistes aux doigts et à l’esprit fins, et d’athlètes qui auront tant besoin de se reposer de ces épreuves prochaines, tellement harassantes… Nous ferions bien de réapprovisionner les réserves de parfums, d’huiles et d’étoffes, si tu veux mon avis… »

Selena acquiesça en silence, et lui décocha un joli sourire accompagné d’une œillade complice.

« - Nous n’avons qu’à y aller tout de suite… Il n’est pas encore trop tard, les marchands n’auront même pas commencé à ranger leurs marchandises ! »

Aussi dit, aussitôt fait. Quelques minutes plus tard, les deux jeunes filles, vêtues légèrement de tuniques de lin beige, se concertaient sur la qualité d’une étoffe de coton. Le marchand gravitait autour d’elles en leur jurant que c’était là la meilleure affaire qu’elles pouvaient faire, car il devait écouler son achalandage avant les Dionysies. Il présentait avec promptitude des dizaines de rouleaux de lin et de coton aux milles teintes, et Phaedra avait bien du mal à faire son choix.

« - Enfin, Selena, je t’assure que ce vert foncé t’irait à ravir !
- Oh… peut-être, mais… oh ! regarde cette merveille !
- Le coton pourpre ? Ah, oui, je ne l’avais pas vu ! Tu as parfaitement raison, il est magnifique !
- Non non ! Enfin, oui, mais ce n’est pas celui-là auquel je pensais…
- Lequel, alors ?
- Le jaune pâle, derrière. Ca irait parfaitement avec mon teint mat, et la couleur de tes jolis cheveux.
- Marchand, sois assez aimable de nous rajouter tout ceci... »

Et après avoir marchandé sans répit avec le vieil homme – ainsi que de l’avoir à moitié charmé afin de faire baissé le prix plus sûrement -, les jeunes filles continuèrent leurs achats, les bras chargés de rouleaux et de paquets. En riant aux éclats, elles prirent la sage décision de rentrer chez Kyrène, n’ayant plus ne serait-ce qu’un obole. C’est alors qu’à l’angle de la rue du bordel, un homme attira brusquement Selena par le bras, qui chancela et fit tomber tous ses paquets. La ruelle était sombre, même si le soleil couchant éclairait doucement le ciel d’orange et de vermeille, mais Phaedra put apercevoir l’éclat d’une lame sortir furtivement de la ceinture de l’homme, un grand échalas d’une quarantaine d’années, et revêtu d’une cape de couleur foncée. La jeune fille, refusant de céder à la panique, déposa toutes les marchandises qui lui encombraient les bras avant de sauter sur l’inconnu en criant à l’aide.

Mais pouvait-on espérer le secours de quelqu’un, alors que l’on entendait encore le vacarme de l’Agora et des préparatifs des fêtes ?
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Eliath
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MessageSujet: Re: Larcin non loin de l'Agora...   Ven 6 Juil - 16:34

Mon dieu quel journée éprouvante pour Eliath, ce général infatiguable qui entrainait ses troupes sans relâche au risque de se faire détester! Mais qu'importe, il était le préféré de ses supérieurs, et il n'allait point s'en plaindre.
Cependant contrairement aux autres individus de son métier, il aimait, lorsque son travail fut fini, le calme et la serennité.
Mais aujourd'hui, en cette belle soirée d'été, il décida de se rendre sur l'Agora afin d'admirer les préparatifs de la fête tant attendue! Sur son chemin il croisa de nombreuses charrettes chargées de vivres et de tonneaux de vin, tous en provenance des quatres coins de la Mediterranée. Ils déambulaient dans les rues à une vitesse foudroyante, manquant parfois d'écraser quelques gamins jouant sur les places!
De grandes banderolles multicolores ornaient les façades des maisons et immeubles du centre-ville, à tel point que parfois, on n'en voyait plus les pierres d'origine!

Des attroupements de vieilles femmes, souvent des veuves, toutes armaient de leur langue de vipère insatiable, se réunnissaient autour de l'Agora, en dénudant du regard toutes les personnes qui passaient à leur portée.

C'est alors qu'Eliath enjamba le trottoir, remontant le long de la rue, guettant les moindres paroles de ces vielles rombières. Lorsqu'il passa près d'elles il entendit un murrmure soupsçonneux.


- Psst...pssst....ahah....hihi.....!

Il se retourna vivement, leur lançant un regard noir, qui fit sursauter l'une d'entre elles.

- Faites attention mesdames, vous risqueriez de vous étouffez un jour!

Sur ce, elles le regardèrent avec des yeux ébahis de stupeur et, dans la légère brise qui s'engouffra dans la rue, le général continua sa route avec un sourire de satisfaction au coin des lèvres.

Ce n'est que lorsqu'il pénétra dans l'Agora, qu'Eliath mesura l'ampleur de la fête qui allait bientôt avoir lieu! Des tables innombrables étaient installées au centre de l'immense place. Vastes et longues, elles pouvaient accueillir une armée de cyclopes et de titans réunis! De toutes façons il le fallait, car de nombreuses créatures allaient prendre part aux festivités. Il avait même entendu dire qu'une hydre devrait venir assister aux Grandes Dionysies !

Trêves d'admiration il emboita le pas vers une rue annexe, s'enfonçant dans l'obscurité de la basse ville.

Très peu de personnes empruntaient cette rue en cette heure tardive, car les ombres de la nuit avaient vite fait de s'approprier les lieux! On racontait même que des viols voir des meurtres étaient commis en ces lieux, ce qui n'étonnait guère Eliath , car des bordels avaient émérgés en ces lieux insalubres. A part celui de la très connue Kyrène, qui était situé dans les quartiers chics de la Fontaine-Est, là où habite Eliath.

Soudain alors qu'il marchait tranquillement, d'un pas assuré; il entendit un cri perçant déchirait le silence de la rue. Il vit plus loin, en face de lui, une jeune fille criait à l'aide.
Il courut aussi vite qu'il le pût et arriva à sa hauteur, il vit alors avec horreur la jeune fille bondir sur un homme masqué, tenant un couteau effilé dans la main, suintant de sang !
Par terre une autre jeune femme était étendue se tenant le poignée, l'homme lui avait ouvert les veines de la main droite.

Ni une ni deux, le général sortit son épée du fourreau dans un crissement métallique. Le tueur se débattait pour faire tomber la fille qui avait grimper sur son dos pour le destabiliser. Il plongea alors son épée dans l'abdomen de l'individu qui tomba sur le sol, inerte.
Son épée souillait de sang, Eliath la rangea rapidement, se précipitant vers la jeune fille au sol. Elle pleurait à chaudes larmes, son poignée ruisselait de sang , l'hémorragie était inévitable il fallait vite lui faire des soins! Mais où? Ils se trouvaient dans la plus infâme partie de la ville.

Eliath s'arracha donc un morceau de sa chemise de lin, dévoilant son torse. Il n'avait pas le choix! Il enroula le bout de tissu autour de la plaie et serra très fort pour arrêter l'afflux du sang
.

- Voilà je pense que ça devrait suffir jusqu'à ce que l'on trouve un médecin quelque part!
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Phaedra

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MessageSujet: Re: Larcin non loin de l'Agora...   Ven 6 Juil - 17:50

Un écoeurant goût de sang emplit la bouche de Phaedra : elle avait mordu l’agresseur de son amie à l’oreille, et avait serré les dents jusqu’à ce qu’il poussa un cri de douleur et l’envoie s’écraser à terre deux mètres plus loin. Car accrochée comme une sangsue, dans son dos si maigre qu’elle en avait senti, sous la cape, toutes les vertèbres qui devaient saillir affreusement – et étrangement, un bon coup de reins avait achevé de jeter au sol ce fardeau, quoique assez léger qu’était Phaedra.

A moitié assommée par cette violente chute et complètement abasourdie, elle tenta de reprendre ses esprits, à genoux par terre, sa tunique maculée de poussière. Le cœur, qui avait raté un battement en heurtant brutalement les pavés inégaux, cognait à présent douloureusement dans sa poitrine, tellement que sa respiration saccadée ne put retrouver son rythme normal que cinq minutes plus tard.

Cet homme était visiblement un voleur : en déchirant à moitié le vêtement de Selena, il avait solidement empoigné la main qui tenait la bourse – vide, mais il ne le sut que trop tard -, et ne l’avait lâché qu’une fois où il avait craqué la peau de chèvre de la sacoche, et constaté avec rage qu’il n’y avait rien dedans. Il s’était alors sauvagement emparé de sa main, l’avait retourné et lui avait proprement tranché les veines sous les regards horrifiés de sa victime et de Phaedra, qui poussa un cri étranglé de terreur.

Phaedra, de ses yeux hagards, vit son amie glisser lentement à terre, et perdit le fil des événements, trop choquée pour ce faire. Une peur atroce s’instilla dans les veines de la jeune fille, qui ne put détourner son regard du poignet de sa compagne, et elle ne put pas réprimer un nouveau gémissement d’horreur en voyant couler un filet de sang pourpre le long des pavés. Elle sembla à cet instant retrouver tout son courage, car cela suffit à lui rendre la présence d’esprit qui lui avait manqué, et elle se rua sur Selena, alarmée comme elle l’était par le flot de sang qui s’écoulait de la blessure de son amie.

Cette dernière était d’une pâleur mortelle, et Phaedra se mit à tapoter en gémissant la joue de son amie. Elle avait la bouche légèrement entrouverte, crispée en une moue de douleur et d’effroi. Quelques larmes d’épouvante et d’affolement avaient creusé des sillons salés sur son visage, que Phaedra les caressa du doigt en tremblant de peur et de panique, qui l’envahissaient à présent totalement. Elle jeta un coup d’œil à la blessure, qui saignait abondamment, et la fixa avec une angoisse non dissimulée : pourrait-on sauver Selena ?

C’est alors qu’apparût enfin leur sauveur, qui leur avait courageusement prêté main-forte, et qui avait définitivement mis le brigand hors d’état de nuire. Effarée, agenouillée derrière Selena pour la soutenir et la redresser quelque peu, elle regarda sans esquisser un geste cet inconnu qui déchirait son propre vêtement pour en faire un garrot pour la blessée ! Comme à son habitude, et malgré la déplorable situation, Phaedra ne put s’empêcher de jeter un furtif regard au torse musclé de cet homme à qui elle donnait une énergique trentaine d’années, et elle songea qu’il devait probablement être soldat dans la garnison athénienne ; les Dieux savaient qu’elle n’en était pas loin.

Néanmoins, le gémissement déchirant que poussa Selena lorsqu’il serra son étreinte autour de son poignet fit revenir à la réalité la jeune fille, qui berça sa compagne dont le visage était inondé de larmes de douleur. Sa souffrance devait être immense, mais sa terreur encore davantage : Phaedra savait qu’elle était inexorablement en train de se vider de son sang, et commençait même à douter qu’un médecin pût soigner cette blessure mortelle. De plus, c’était le quartier le plus mal famé de la cité ! Comment pourrait-on dénicher un médecin en ces lieux sombres et dangereux !


« - Il y a ici plus de brigands que de gens aptes à pratiquer la médecine ; et quand bien même un des habitants de ces lieux se présenteraient comme tel, il aurait tôt fait de planter cette dague-ci dans le cœur de mon amie en affirmant que ce serait là le meilleur remède. »

La respiration saccadée et les yeux brillants, Phaedra esquissa un rictus désabusé, et sa détresse n’en fut que plus visible. Au diable sa fierté personnelle ! Elle l’aurait à coup sûr sacrifiée si c’en avait été le prix pour sauver Selena. Puis, après avoir murmuré une brève et suppliante prière à Apollon, la jeune fille, encore plus pâle que d’ordinaire, reprit de nouveau la parole, cette fois-ci sans ironie, mais toujours avec le même désespoir.

« - Tu dois sans doute faire partie de l’armée athénienne, n’est-ce pas ? Et je devine que tu as déjà participé à nombre de combats, comme en atteste les stigmates qui couturent ton torse. J’imagine que sur le champs de bataille, on doit souvent se soigner soi-même, avec ses propres moyens… Alors tu ne saurais pas, soldat… Tu ne saurais pas soigner mon amie ? Je serais prête à faire n’importe quoi… Tu serais amplement dédommagé… »

Sa voix cristalline se brisa, et ses beaux yeux bleus qui s’étaient baissés lorsqu’elle l’avait supplié cherchèrent le regard grave de l’homme qui lui faisait face. Son petit visage le contemplait avec espoir, et de la reconnaissance pour ce qu’il avait déjà effectué. La gorge douloureuse à force de retenir ses sanglots, une larme silencieuse glissa le long de sa joue pâle, et un frémissement parcourut désagréablement son échine. Elle n'était plus la grande Phaedra, une des courtisanes plus fameuses d'Athènes, non, lle était une simple jeune fille, agenouillée et suppliante au pied d'un homme.
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Eliath
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MessageSujet: Re: Larcin non loin de l'Agora...   Sam 7 Juil - 11:24

Eliath allait bien sûr tout faire pour sauver cette pauvre gamine.

- Oui bien sûr que je vais esayer de guérir du mieux que je peux votre amie ! Je suis général des troupes fantassines athéniennes et j'ai une petite expérience dans la médecine. Par contre vous devez m'aider pour l'emmener jusqu'à la place là-bas, tenez-la par l'épaule gauche, je prends l'autre. On va l'asseoir sur le bord de la fontaine.

Sur ce, Eliath et Phaedra emmenèrent tant bien que mal , la jeune Selena sur la petite place. Ils la déposèrent délicatement sur le rebord de la petite fontaine, qui éclaboussait le visage de la blessée de goutellettes espiègles, qui formaient comme une brume aux alentours. La nuit était inexorablement tombée sur la ville, les ruelles éaient maintenant d'une noirceure inquiétante et les créature de la nuit patrouillait dans leur royaume.
Seule quelques habitations éclairaient le bas de la place, mais pas suffisamment pour se sentir rassuré.

Eliath jeta un coup d'oeil à la blessure profonde qui ne cesser de saigner abondamment. Tout le petit trajée depuis la ruelle était marqué par un lugubre sillon de sang presque noir.
La pleine lune se levait, projetant sur les trois personnes une lumière douce et argentée
.

- Je voudrais bien vous emmenez chez moi pour la sauver mais j'habite au quartier de la Fontaine Est et c'est assez loin, elle ne tiendra pas jusqu'à là-bas !

Alarmé de la situation le général reserra encore le morceau de tissu autour du poignet, faisant lâcher un petit cri de douleur à la pauvre jeune fille.

Il s'assit alors à ses côtés, la toisant du regard, inquiet. Comment tout cela s'était passer ?


- Je m'appelle Eliath, dit-il à Phaedra, je suis désolé pour ce qui vous arrive, est-ce votre soeur ou une amie ?

Il plongea de nouveau son regard sur Selena qui respirait de façon saccadée, encore sous l'émotion du choc mais surtout de l'atroce douleur qui commençait à paralyser son corps petit à petit. Le général passa sa main dans l'eau de la fontaine et en aspergea le front de cette dernière qui sembla se détendre légèrement. Il fallait faire tomber la fièvre qui l'envahissait, dans l'espoir qu'elle ne s'évanouisse pas .

Soudain un sentiment de pur solitude s'empara d'Eliath, ils étaient tous les trois seuls dans une ville qui était la plus grande de Grèce! N'était-ce pas paradoxal ! Mais depuis les derniers évènements et les préparatifs de la fête, les gens restaient cloîtrés chez eux, sortant à peine la journée. Le temple vandalisé de Dionysos avait effrayé beaucoup de personnes qui n'osaient même plus se rendre aux autels pour prier!
Une fois les Grandes Dionysies terminées, la ville reprendrait son activté normale comme si de rien n'était! Cependant la ville était actullement sujette à des violences qui devenaient de plus en plus dangereuses, polluants la vie des athéniens
.
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